Préparer un premier voyage au Japon
C’est le voyage que l’on repousse parce qu’on le croit compliqué. Il ne l’est pas : le Japon est le pays le plus facile d’Asie pour un premier séjour, à condition d’accepter deux ou trois évidences dès la préparation, à commencer par le fait qu’on n’y verra pas tout.

Le classique, et pourquoi il est classique
Le premier itinéraire de tout le monde relie Tokyo, Kyoto et Osaka, avec Nara et parfois Hiroshima en excursion. On peut trouver ça convenu ; c’est surtout que ces villes tiennent en un axe de train, qu’elles se complètent, et qu’un premier voyage n’est pas le moment de partir dans le Tōhoku.
Comptez quatre à cinq nuits à Tokyo, autant à Kyoto, et gardez Osaka pour manger. Nara se fait dans la journée depuis Kyoto, Hiroshima et Miyajima demandent une nuit sur place pour en profiter.
Le train, et la question du JR Pass
Le Shinkansen relie Tokyo à Kyoto en un peu plus de deux heures. C’est le mode de transport structurant du pays, ponctuel à la minute.
Le Japan Rail Pass n’est plus l’évidence qu’il était : son tarif a fortement augmenté en 2023, et il n’est rentable que si l’on enchaîne les longs trajets. Sur un itinéraire Tokyo-Kyoto-Osaka avec un aller-retour, faites le calcul billet par billet avant d’acheter. Les billets à l’unité reviennent souvent moins cher.
Dans les villes, la carte rechargeable Suica ou Icoca sert pour le métro, les bus et les distributeurs. C’est la première chose à se procurer en arrivant.
Quand partir
Deux saisons dominent, pour de bonnes raisons. Les cerisiers, fin mars-début avril, avec une floraison qui ne dure qu’une dizaine de jours et se prévoit mal. Les érables rouges, en novembre, plus étalés dans le temps et souvent plus beaux.
À éviter : juin-juillet, saison des pluies puis chaleur lourde, et la Golden Week début mai, où le pays entier se déplace en même temps.
Ce qui surprend sur place
Le liquide reste utile : la carte passe partout dans les grandes villes, moins dans les petits restaurants et les temples. Les distributeurs des supérettes acceptent les cartes étrangères.
Les hébergements sont petits. Une chambre d’hôtel d’affaires fait souvent moins de douze mètres carrés, et c’est normal. Une nuit en ryokan, avec bain et repas, vaut d’être prévue au moins une fois.
Le budget surprend dans les deux sens : on mange très bien pour peu, et le transport longue distance coûte cher.
Enfin, la barrière de la langue se franchit mieux que prévu : la signalétique des transports est bilingue, et l’anglais écrit est plus répandu que l’anglais parlé.
Pour construire l’itinéraire dans le détail, comparer les régions et régler la logistique, OK Japan rassemble les informations pratiques nécessaires à la préparation.


